"Vous n'avez jamais su quel métier vous vouliez faire"

"Vous n'avez jamais su quel métier vous vouliez faire, vous avez avancez pour avancer."

J'ai commencé mon orientation selon les matières que je préférais : les langues. Il fallait absolument que je trouve une orientation où je pouvais continuer l'italien. Puis quelques choses de basiques : hôtesse, secrétaire qu'importe. Alors Assistante de manager. Un mélange de bureautique et de langue (trilingue je fus). Où continuer ? Je disais marketing au hasard. J'ai passé le concours de Celsa à la dernière minute. Je pensais m'en sortir en brodant comme d'habitude. Mais bien sûr ce n'est pas passé. Alors où allez ? Aurais-je mon BTS pour commencer. L'importance d'anticiper et surtout d'être positive. Je pensais vraiment pas l'avoir et je l'ai eu. Je n'avais pas anticiper cette bonne nouvelle.

Alors où aller ? J'ai encore suivi les langues. Mais malheureusement ma note globale étant trop basse, on ne m'accordera pas de faire trois langues (l'italien m'avait pourtant sans doute permis de valider mon diplôme). Je m'étais prise à la dernière minute, c'était la seule fac qui acceptait encore les inscriptions. Puis papa avec sa fibre commerciale, voyait le commerce comme un bon choix. Moi je savais déjà que je faisais faute route
Je l'ai compris en master quand les matières devenaient en globalité de la finance et de la comptabilité et non plus des langues. Les langues c'étaient des options dans ce secteur, un avantage seulement. Alors je me suis plantée, en l'espace d'un mois j'ai changé 3 fois d'orientation en pleure dans l'optique de trouver enfin et de ne pas perdre l'année que je perdrais. J'allais en cours pour y aller mais je n'étais pas motivé. Je dirais même que j'étais déprimé. Un camarade me dira un jour  que lorsqu'il m'avait vu il n'aurait jamais pensé que l'école pouvait déprimé à ce point.

Mais comme un professionnel  m'a dit aujourd'hui un contexte perso, familiale ou autre peut changer toutes sa perspective d'orientation. Et j'ai repensé à cette période. J'aurais dû me poser, arrêter de courir derrière des choix et réfléchir d'abord comment me sortir du contexte familial difficile à ce moment là. Ce n'est pas l'école qui me déprimait c'est ma vie et ce mauvais choix ne faisait qu'accentuer la blessure. "Déterminée" c'est comme ça que me voit maman. Avec du recul, je constate qu'elle a raison.

Malgré que mes blessures, mes absences, mes pertes d'orientations, j'ai continué d'avancer quand d'autres auraient tout simplement arrêté. "Les études d'abord". Mine de rien cette phrase a boosté ma détermination. Je pensais arrêté au bac +3 pour avoir le diplôme d'Etat reconnu à l'étranger. Aujourd'hui ce "il ne reste qu'une année" qui me semblait être une éternité et qui s'est ponctué par (1 an de "trou") pour atteindre ce que j'appelle la "fin des études ENFIN" le saint graal le Bac+5. Mais la question reste la même : Que faire maintenant ? "Vous avez assez étudiez, vous avez eu un bon niveau, maintenant il faudrait passer à l'opérationnel".

Image copyright Les Echos Start



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